Retour sur la 25e édition de la Coupe Banque Nationale présentée par IGA

La 25e édition de la Coupe Banque Nationale présentée par IGA aura indéniablement été haute en émotions et pleine de rebondissements.

Surprenante championne

Tout d’abord, la Belge Alison Van Uytvanck, plutôt inconnue du public en début de tournoi, a réalisé l’improbable en remportant son premier titre de la WTA dans la grande capitale. « Je n’aurais jamais cru que je pouvais gagner ici, me rendre en finale était déjà un bel exploit. Je suis extrêmement heureuse et nous allons célébrer cette victoire en grand », avait-elle confié à la suite de sa consécration. Celle qui peinait à atteindre le deuxième tour de chacun des tournois disputés depuis le début de sa saison avait raison de festoyer.

Héritant d’une portion du tableau comportant quatre qualifiées et une seule tête de série, éliminée au deuxième tour, Van Uytvanck a su se tailler une place parmi les huit dernières survivantes en ne concédant qu’une seule manche au passage. En demi-finale, la Belge croisait le fer avec une joueuse mieux classée qu’elle pour la première fois de son parcours, soit Tatjana Maria, 4e tête de série et 61e raquette mondiale. Sans difficulté, c’est par le pointage de 6-1 et 6-2 que la jeune Belge a accédé à la finale pour y affronter Timea Babos qui, de son côté, venait d’éliminer la favorite du tournoi, Lucie Safarova, 37e joueuse mondiale. Un match plus tôt, en quart de finale, la Hongroise avait affronté la favorite de la foule, la Québécoise Françoise Abanda. Abanda, qui ne s’était pas cachée pour dire qu’elle visait le titre à Québec, n’avait pas à rougir de sa performance. « Je suis fière. La dernière fois, j’avais perdu au deuxième tour. Cette année, au moins, il y a une progression. Tant qu’il y en a une, je vais dans la bonne direction et je sais que ce que je fais à l’entraînement m’amène à avoir des résultats », avait-elle exprimé au terme de sa défaite.

En finale, nous avons assisté à un duel opposant deux rivales bien différentes : la Belge, d’un calme exemplaire, et la Hongroise, plutôt intense et très expressive. Babos, qui tentait de devenir la première joueuse de l’histoire du tournoi à remporter le simple et le double la même année, n’a toutefois pas réussi sa mission. C’est plutôt Van Uytvanck, pourtant incommodée par un virus avant le tournoi, qui a su faire preuve de patience et effectuer une remontée après avoir laissé filer la première manche. Entraînée par Alain De Vos depuis la Coupe Banque Nationale de 2016, ce titre marquait leur premier anniversaire ensemble. Après 2 h 40 de jeu, Babos s’est avouée vaincue et la Belge s’est emparée du titre en trois manches de 5-7, 6-4 et 6-1.

Depuis, Alison Van Uytvanck a remporté un deuxième titre de la WTA, à Budapest, en février dernier. Alors 80e raquette mondiale, elle a même bousculé trois des cinq premières têtes de série en route vers le titre sans accorder une seule manche à ses rivales avant la finale. Au match ultime, elle a vaincu la favorite et ex-huitième mondiale, Dominika Cibulkova, par la marque de 6-3, 3-6, 7-5.

Un conte de fées pour nos Canadiennes

En double, les jeunes Canadiennes Bianca Andreescu et Carson Branstine ont fait écarquiller les yeux de bien des spectateurs et ont conquis de nouveaux admirateurs. Faisant équipe pour leur deuxième tournoi de la WTA et âgées de 17 ans seulement, les adolescentes ont tout de même su se frayer un chemin jusqu’en finale, causant la surprise, pour le plus grand plaisir des Québécois. Au deuxième tour, elles avaient même indiqué la sortie aux deuxièmes têtes d’affiche, Lucie Hradecka et Barbora Krejcikova. « Nous sommes très différentes, mais c’est comme si les pièces du casse-tête s’imbriquent bien. Bianca est très agile, elle va chercher de bons angles. J’aime frapper en ligne droite. Je pense que nos adversaires ont de la difficulté avec ça », avait commenté Branstine pour expliquer leurs succès. Les Canadiennes se sont toutefois inclinées en finale, non sans avoir fait rêver les amateurs durant toute la semaine.

La 25e édition de la Coupe Banque Nationale présentée par IGA aura incontestablement marqué l’histoire du tournoi et parions que la prochaine nous réservera également son lot de surprises !